dimanche 29 juin 2014

AUDIO: Locales Bargny: Direct Moussa Pouye

Fann : un parfum de fraude plane sur le centre de vote El Hadji Fallou Mbacké


Devant le centre de vote de l'école franco-arabe El hadji Fallou Mbacké, les premières heures de la matinée le rythme est lent mais le vote se déroule normalement. De l'avis des présidents de bureau, "tout le matériel est disponible et le vote se déroule dans de bonnes conditions. Le point sombre à déplorer, c'est l'absence des représentants de certains partis politiques.
Vers 12 heures, les calots bleus prennent d'assaut l'entrée du centre de vote. Craignant des risques de sécurité, les forces de l'ordre s'y opposent. Les militants de Pape du Sopi qui disent accueillir leur leader sont évacués de l'autre côté de la rue. Les commentaires repartent de plus belles. Certains y voient une volonté de les museler pour qu'ils ne puissent pas accueillir Me Wade.
L'euphorie et le vacarme annoncent subitement l'arrivée de Me Abdoulaye Wade. On entendait plus que les acclamations. C'est le même spectacle jusqu'au moment où il entre de nouveau dans sa voiture.
Juste après le départ du leader du Parti démocratique Sénégal, un autre scandale. Des membres de la coalition Yessal Jotna exigent l'annulation du vote de deux bureaux 4 et 5. Selon eux des cas de fraudes ont été décelés. Il s'agit de transferts de votes avec des individus qui n'habitent même pas la commune. Cette fois, c'est le maire sortant de Fann, Point-E, Amitié qui est pointé du doigt.

Faible affluence aux centres Aïnoumady et Sotrac-Castors de Keur Massar

9H20 à Keur Massar. « Ce n’est pas le rush », « Ce n’est pas le rush », « Ce n’est pas le rush », nous disent les différents présidents des bureaux de vote des centres visités. C’est dire que le peuple n’a pas massivement répondu à l’appel. Contrairement à l’élection présidentielle de 2012, le constat est que l’affluence est trop faible.
Au centre de vote de l’école Aïnoumady, on compte 13 bureaux de vote. Vers 9 heures, ce matin, soit une heure de temps après l’ouverture des bureaux, les chiffres notés sont faibles. « Nous enregistrons 21 votants sur 781 inscrits », avoue Thierno Seydou Baldé, responsable au bureau de vote numéro 5. Au bureau 4, c’est pareil. Selon la présidente, Cécile Faye, « seuls 13 personnes ont pour le moment accompli leur devoir de citoyen ».
Dans l’autre centre, Castors-Sotrac, c’est pire. Une cour presque vide. Quelques hommes et femmes y trainent, d’autres font la queue devant leur bureaux de vote respectifs. Amadou Niang, trentenaire, pense que « les Sénégalais restent encore mal imprégnés du sens du vote des élections municipales ». C’est selon lui la raison pour laquelle ce manque d’affluence. « Ce n’est pas aussi un boycott », signale Astou Diaw, une jeune dame habitante à la cité Sotrac. Quant à Lamine Kane, président du centre remplaçant le responsable du bureau 5, absent, lâche : « je n’ai pas encore évalué le chiffre exact mais les votants n’ont pas dépassé la trentaine ». Dans ce bureau, il y a 339 inscrits. Au bureau 2, le président gardant son anonymat préfère garder ses statistiques. « Je ne peux actuellement vous donner le nombre. Aucune réponse pour la presse », dit-il d’un air un peu las.

Si l’affluence est assez faible, aucun couac n’a été noté d’un autre côté. Pour la responsable du centre, Madame Ndickou Dione, « tout se passe bien jusque là. Le seul fait noté c’est l’absence des présidents des bureaux 8 et 12 et heureusement que les assesseurs assurent. Sur le plan matériel, il nous manquait des procès verbaux mais tout va s’arranger d’ici là ». 

Me Abdoulaye Wade : « S'il y a des gens mécontents, c'est le moment... »

C'est aux environs de 13h 30 que l'ancien président de la République est arrivé au Centre de vote El Hadji Fallou Mbacké. Sous les acclamations de ses partisans, Abdoulaye Wade est apparu en boubou traditionnel bleu clair, un bonnet blanc sur la tête. Il était en compagnie de responsables libéraux, parmi lesquels figurait Serigne Mbacké Ndiaye.


Après avoir introduit son bulletin dans l'urne, il s'est adressé à la presse en ces termes: « Je suis venu. La république consulte habituellement les citoyens pour le renouvellement des instances électives. Parmi ces instances, les communes et les collectivités. Je ne trouve pas une très grande affluence. Que les Sénégalais ne se désintéressent pas de l'élection. Je lance un appel pour qu'il puisse venir accomplir leur devoir car c'est par  que l'on désigne les responsables, au niveau local ».



L'ancien président de la République a aussi lancé un appel pour que les populations viennent accomplir leur devoir. « Il faut voter et ne pas attendre après. Si quelqu'un est mécontent, c'est le moment de l'exprimer, c'est pareil si quelqu'un est quelqu'un est content. Les résultats nous donnent des baromètres de ceux qui sont satisfaits de la politique du gouvernement », a rappelé le père de Karim Wade, actuellement en prison dans le cadre de la traque des biens supposés bien mal acquis.



Selon Me Wade, l'ancienne première dame a perdu sa carte d'électeur. « Si elle la retrouve, elle viendra voter plus tard certainement. Je salue les membres de la coalition que nous avons mise en place et dont le but est de mettre en place plus tard l'alternance des alternances c'est-à-dire pour suivre ce que nous avons commencé », assure le pape du sopi.

Meeting du candidat Arouna Sow à Gandiol

AUDIO: Meeting du MLD à Gandiol

Seydina Issa Ndiaye, ancien maire de Yoff: "A Dakar, Pikine et Guédiawaye, il n'y aura qu'un seul vote"

Le premier maire de Yoff (1996) explique le mode de scrutin particulier qui va se dérouler dans les trois communes que sont Dakar, Pikine et Guédiawaye.
"Cette fois la procédure est nouvelle par rapport à 1996 et à 2009. En principe on doit avoir un vote pour la commune et un pour le département. Mais toute loi a une exception. Il se trouve qu’on devait avoir 45 élections départementales pour l’ensemble du pays. Cependant 3 exceptions subsistent que sont les départements de Dakar, Pikine et Guédiawaye. Dans les 42 autres collectivités, il y aura bel et bien élection pour la commune et élection pour le département. 
Ce qui reste à clarifier est que les candidats devraient sensibiliser les populations car les résidents de Dakar, Pikine, et Guédiawaye n’ont pas cette information. Dans ces départements il y’aura un seul vote mais avec deux conséquences : premièrement on choisit les conseillers municipaux de la commune (ancienne commune d’arrondissement au nombre de 19) ; deuxièmement on choisit, par ce même vote, les conseillers qui vont à la Ville de Dakar qui a 100 conseillers municipaux. Ces derniers sont répartis entre les communes (de plein exercice) qui connaissent leurs quotas. Yoff par exemple a 6 conseillers sur 100 (les trois premiers sur la liste majoritaire, et les trois premiers sur la proportionnelle). L’ensemble de ces conseillers, va élire le maire de la Ville de Dakar. 
Dans les 42 autres départements, l’on vote deux fois, une fois pour la commune et une autre pour le département. A Rufisque, en plus des trois communes qui y sont, il y’a aussi Diamniadio, Yenne, Sangalkam, et Sébikotane. Donc le département dépasse de loin le périmètre de la ville. Alors qu’a Dakar, Pikine, et Guédiawaye il y’a coïncidence parfaite entre le périmètre de la ville et du département. C’est la raison pour laquelle il y aura qu’un seul vote dans ces trois localités pour élire les conseillers de la commune et ceux de la Ville".
Ousmane Laye DIOP