jeudi 26 juin 2014

Coalition And defaraat Mermoz-Sacré Cœur: Cheikh Khalifa Mbengue prône une «gestion inclusive»

La tête de liste de la coalition "And defaraat Mermoz-Sacré Cœur" prône une gestion participative et inclusive de la commune. Cheikh Khalifa Mbengue compte sur les Asc et les organisations féminines pour changer la commune dirigée par Barthélemy Dias.
Les membres du mouvement And defaraat Mermoz-Sacré Cœur décrient la gestion du maire sortant, Barthélemy Dias qui, disent-ils, a un «bilan négatif» sur les neuf domaines de compétences transférées aux communes. «Aujourd’hui, les habitants de nos quartiers sont unanimes à déplorer la situation que vit notre commune du fait de la gestion d’une équipe municipale qui a surtout brillé par son incapacité à faire face aux problèmes de notre commune», déclare Cheikh Khalifa Mbengue. 
Pour tourner cette page, M. Mbengue et Cie proposent une équipe municipale «inclusive et participative». Par le biais de son programme synthétisé en 16 axes, le candidat annonce qu’ils vont réhabiliter les écoles élémentaires et leur octroyer régulièrement des subventions, créer un centre intercommunal de formation technique et professionnelle qui va collaborer avec les trois autres communes abritant des Sicap (commune de Liberté, Dieupeul-Derklé et Fann-Point E-Amitié). 
Cette démarche, explique cet adversaire de Barthélemy Dias, vise à permettre aux jeunes déscolarisés des Sicap de disposer d’une qualification professionnelle. En outre, M. Mbengue et Cie ambitionnent d’apporter un appui institutionnel, financier et matériel à la mutuelle d’épargne et de crédit des femmes de la commune. «Nous allons mettre en œuvre un programme quinquennal d’appui aux organisations de femmes, mettre en valeur les espaces publics non occupés en collaborant avec les conseils de quartier, assurer l’éclairage et appuyer les initiatives des populations en matière de sécurité de proximité, augmenter le montant alloué aux lieux de culte, assurer l’octroi régulier de subventions aux Asc, etc.», étale ce responsable de l’Alliance des forces de progrès qui n’est pas parti sur la liste de son camarade Zator Mbaye qui dirige la coalition Benno bokk yaakaar de Mermoz-Sacré Cœur. Cheikh Khalifa Mbengue constate également que les associations de femmes et les Asc «n’ont jamais eu l’appui financier et institutionnel» de l’équipe municipale sortante.
Pape Nouha SOUANE

Khalifa SALL à FASS COLOBANE et GUEULE TAPEE: « Ceux qui nous attaquent sont dépassés »


A Colobane, Fass et Gueule Tapée, hier, où il a été accueilli en grande pompe, le maire sortant de la ville de Dakar a dénoncé les violences que sa coalition est en train de subir.
« Je dénonce avec véhémence les attaques que notre coalition est en de subir dans cette campagne. Les affrontements qui se sont passés à la Médina est une chose à déplorer. Et tout le monde sait que ce n’est pas de l’œuvre de Bamba Fall. Car j’ai toujours conseillé et donné l’ordre aux candidats et militants de ma coalition de ne point attaquer personne », s’est-il indigné. Pour lui, cette situation n’est que le signe de dépassement des camps adverses. « Je pense que ces gens sont dépassés. Dites leur que la campagne n’a pas encore donné son verdict. Ils n’ont qu’à continuer de battre campagne sans violence jusqu’au soir du 29 juin sans se décourager. On dirait qu’ils pensent avoir perdu d’avance. Alors que la campagne est en cours », a-t-il dit. Mais, M. Sall prévient aux assaillants d’apporter une réplique. « Nous n’attaquons personne, mais celui qui nous attaque sache que nous apporterons une réplique. Car nous avons même des preuves à l’appui qui prouvent que ce sont les autres qui causent les violences. Donc je les avertis juste d’arrêter et de continuer de battre campagne dans la paix. Car qui s’y frotte, s’y pique », prévient-il. C’est dans la même veine, qu’il explique les faits qui s’étaient passés à Grand-Yoff.
Sur les accusations de Pape Diop qui s’en prenait aux journalistes, Khalifa Sall a indiqué ne pas avoir des réponses pour cela. « Je n’ai aucune réponse à apporter sur ses accusations », minimise-t-il. A propos du « face to face » entre lui et Aminata Touré demandeur, Khalifa Sall signale qu’il ne le fera uniquement qu’avec la population. « Je ne débattrai qu’avec la population. Car ce sont ces derniers que je dois rendre compte et c’est avec qu’eux aussi que je dois discuter pour mes ambitions Dakar et Grand-Yoff. Et c’est ce que je suis en train de faire tous les jours avec ces caravanes et autres visites de proximité », éclaircit-il. Il renchérit : « Chaque jour que Dieu fasse, je discute avec les habitants de Grand-Yoff ».
Casquette sur la tête, un pantalon kaki assorti de mocassins gris et une chemise blanche comme d’habitude, Khalifa Sall a effectué une marche à pied de Colobane, Fass jusqu’à Gueule Tapée, accompagné des milliers de militants. Partout où il passait, les populations sont sorties nombreuses pour l’accueillir. Accueilli en grande pompe à Gueule Tapée, les gens scandant « Vous êtes le maire qu’il nous faut ». Sur les longues marches qu’il effectue tous les jours depuis le début de la campagne, Khalifa informe qu’il fait du « yoga ». « Je fais du yoga avant de dormir. Ce que vous ne saviez pas, je suis une personne qui m’entraine bien pour toujours garder la forme » dit-il tout sourire.



AUDIO: Serigne Mansour SY Jamil: "seuls les perdants se laissent aller à la violence"

Le leader de Bes Dou Niak était à Pikine Niéty Mbar pour soutenir son candidat Mamadou BADIANE dit Gaindé à la mairie de Djidah Thiaroye Kao. Serigne Mansour SY Jamil appelle les candidats et citoyens à la sérénité pour éviter les scènes de violence.

Pape« Khalifa Sall paie des journalistes pour faire sa promotion »


Pape Diop multiplie ses attaques contre Khalifa Sall. Lors d’une visite de proximité à la cité Cap-verdienne et à Dakar plateau Samedi, il s’est défoncé sur le maire de Dakar. Il a soutenu que son successeur à la mairie de Dakar passe son temps à payer des journalistes pour faire sa promotion. A cet effet, il a prévenu M. Sall que cela ne lui fera pas gagner Dakar. 
En plus de khalifa Sall, Pape Diop est allé cette fois-ci plus loin en s’en prenant aux journalistes. Selon Pape Diop, ces derniers passent leur temps à dire que Khalifa a fait un bon bilan. « Les journalistes qui l’accompagnent passent leur temps à dire qu’il a fait un bon travail. Ce qui n’est pas normal. A tous les journalistes que l’on demanderait de dresser le bilan de Khalifa Sall, ils ne te citeront que trois éléments : pavage, déguerpissement marchands ambulants et feu rouge. 
Qu’ils sachent que cela n’est pas une bonne chose », a-t-il dénoncé sous les ovations du public. « S’il pense qu’en payant des journalistes dans les radios et autres médias qu’il gagnera, il n’a qu’à déchanter. Car il n’aura rien. Son bilan ne peut pas être présenté comme réalisation. J’ai fait mieux que lui à Dakar ». Pape Diop d’informer les Sénégalais qu’il publier lundi toutes ses réalisations. L’objectif étant de montrer sa différence avec son successeur Khalifa. Mon bilan est meilleur que ce qu’il a fait comme travail durant son mandat », a dit Pape Diop fierté en bandoulière.

Élections locales : le taux de participation, un enjeu majeur

Le Sénégal est sur la dernière ligne droite de l'épisode des élections locales du 29 juin 2014. Celles-ci auront la particularité de concrétiser, la mise en œuvre de l'une des réformes phares du régime Macky Sall : l'Acte 3 de la décentralisation.
Plusieurs fois reportées, les électorales locales du 29 juin, mettent en lice non pas des partis, mais des coalitions de partis, parfois sur la base d'une alliance contre nature. Toute la signification des appartenances idéologiques (libéral, socialiste, communiste...) est mise sens dessus dessous . L'objectif est clair, mettre sur le tapis la mouvance présidentielle (Benno Bokk Yaakaar). 
L'image des dernières locales du 22 mars 2009, ces prochaines joutes électorales ont en toile de fond, des difficultés économiques, la précarité, le mal vivre et la violence électorale qui obscurcit d'avantage l'image de notre démocratie.
Elections aux enjeux multiples, qui semblent constituer déjà un baromètre pour la présidentielle de 2017. En toute vraisemblance, elle permettra au président Macky Sall de savoir à quoi s'attendre, si tant est qu'il ramène la durée de son mandat à 5 ans et qu'il rempile pour un second.
L'autre défi qui sera de taille pour les candidats, le gouvernement en particulier, c'est d'éviter le syndrome des années précédentes, avec des taux de participation très faibles. En effet, lors de la présidentielle de 2012, le taux était de 51,58 %, une participation est en baisse de près de 20 points par rapport à l'élection présidentielle de 2007.
Pour les législatives de 2012, le scrutin était marqué par un très faible taux de participation, plus fort qu'en 2007, alors que le scrutin avait été à l'époque boycotté par les principaux partis d'opposition. Ce manque d'enthousiasme électoral, traduisait un discrédit vis-à-vis des parlementaires, des politiciens en général pourraient affecter ces locales, si ce dynamisme n'est pas renversé, avec une prise de consciente citoyenne sur le devoir d'aller voter.
Chez les habitants de la Sicap-liberté, le pari n'est pas gagné. A défaut de boycotter les bureaux de vote, certains émettent l'option de mettre des bulletins blancs. A Grand-Dakar, un des quartiers populaire de Dakar, c'est le même son de cloche. Les raisons évoquaient sont souvent les mêmes : une déception sur l'équipe sortante et une méconnaissance totale des nouvelles personnalités qui aspirent à diriger leurs localités.
Alors que beaucoup de candidats ont opté pour les porte-à-porte, peu ou presque personnes d'entre eux n'a inclut dans son discours, l'utilité de pousser les populations à se rendre massivement aux urnes. Pourtant, il fallait en faire un cheval de bataille au vu du budget colossal de 15 milliards pour prendre en charge l'organisation matérielle des prochaines élections locales, soit un rajout de 05 milliards de FCfa supplémentaires par rapport à l'enveloppe financière de 10 milliards initialement prévue dans la Loi de finances 2014.
Ce coût « exorbitant » des électorales locales du 29 juin prochain servira à imprimer les bulletins des 2.707 listes de candidats sur l'étendue du territoire national, soit 100 millions de bulletins de vote, nécessaire pour élire les futurs conseillers municipaux et départementaux du Sénégal.

Keur Massar: Mbacké Diop de « Benno Siggil Keur Massar » assure un nouvel éclairage public à la Cité Kanghé II

Tête de liste de la coalition « Benno Siggil Keur-Massar », le maire socialiste sortant, Mbacké Diop, a effectué une visite de proximité à la Cité Kanghé II (Keur Massar), fief d'un de Henri Pierre Diatta, investi aussi sur ladite liste.

« Actuellement notre seul souci c'est l'électricité. Il fût un temps, notre cité était bien éclairée. Mais depuis quelque temps, c'est le noir partout », a d'emblée lâché Henri Pierre Diatta à l'endroit de Mbacké Diop, tête de liste de « Benno Siggil Keur Massar ». C'est dire que l'éclairage public frappe aussi cette localité comme pleins d'autres quartiers de la ville. Pour M. Diatta, qui, aujourd'hui est le seul du quartier investi dans une liste entend œuvrer pour les bonnes causes de la cité Kanghé II communément appelé « la Linguère » auprès de M. Diop si au soir du 29 juin, « Benno Siggil keur Massar » remporte la palme.
L'inondation qui est également un des fléaux subis par ladite cité l'hivernage dernier n'a pas été en reste au cœur des débats. « Une partie de notre cité était inondée la saison des pluies dernière. Grâce à la mairie qui nous est venu en aide, la situation s'est améliorée », a reconnu Thierno Sagna, un des  habitants. Quant à Seynabou Guèye, au nom des femmes, elle a salué la venue de « Monsieur le maire », dit-elle. « Jamais, on aurait cru vous voir ici u instant parmi nous. Votre présence est aujourd'hui pour nous, une fierté. La seule chose que nous vous demandons est de toujours tout faire pour tenir à vos promesses pour nous servir », a t-elle déclaré. Les jeunes présents à ce mini-meeting, ont également demandé un soutien à leur équipe de football en marge du championnat populaire (Navétanes).
Mbacké Diop, candidat à sa propre succession a, à son tour, répondu à l'assistance. « Pour l'électricité, nous y sommes. On doit d'abord vous préciser que c'est la mairie qui va prendre en charge le paiement des factures des lampes d'éclairage public c'est pourquoi il y a une petite lenteur parce qu'il faut au préalable régler certains détails, a expliqué M. Diop avant de poursuivre : par ailleurs, nous envisageons de créer un collège d'enseignement moyen (Cem) dans votre cité ». Une annonce qui a quand même mérité des applaudissements. Pour ce socialiste, il avoue qu'il n'aime pas faire des promesses, « je laisse toujours aux populations le soin de me donner leurs avis, propositions ou encore vœux et là je fais tout pour les satisfaire », conclut-il avant de poursuivre son chemin avec sa caravane.

DALIFORT: La campagne des accusations


A Dalifort, la bataille pour les Locales est rude. Les acteurs politiques ne se font pas de cadeau. Depuis le démarrage de la campagne électorale, les protagonistes se livrent à une guerre sans merci. Les ex-amis, Awa Niang et Idrissa Diallo sont devenus des «ennemis jurés». Aucun fair-play. Tous les coups sont permis. Et quand, invectives, jets de pierres, sabotage de meeting ne suffisent plus, atroces accusations et pratiques mystiques émaillent Dalifort. Le climat devient instable.
Et c’est Awa Niang, tête liste de la coalition Benno Bokk Yaakar (Bby) qui donne le ton. «Les partisans du maire sortant, Idrissa Diallo, avaient dernièrement saboté la visite du Premier ministre dans ladite commune. Aminata Mimi Touré avait récolté les foudres des jeunes acquis à la cause du socialiste, M. Diallo», a accusé l’apériste. A l’en croire, ce sabotage était orchestré et bien planifié par le maire. Cependant, cette thèse est battue en brèche par le maire sortant. De l’avis d’Idrissa Diallo, «c’est Mimi qui avait occasionné tout ce désordre. Car, le Pm était venu à Dalifort sans en avertir le maire, personnalité de la localité». C’est pourquoi, «mes sympathisants se sont opposé à cette visite. Car, c’était un manque de respect de la part du Chef du Gouvernement à mon endroit», a justifié M. Diallo. A propos du «deuxième sabotage orchestré par ses militants», le député socialiste nie toute implication de ses poulains. «Le concert dont Awa Niang parle a été dispersé par de jeunes rappeurs. D’après des témoignages, les Hip-Hoppeurs n’ont pas aimé le fait qu’elle ait distribué des billets de banque alors que la population patauge dans la pauvreté», s’est déchargé l’édile de Dalifort.
Qualifiant l’apériste de guignol politique, le candidat à sa propre succession estime que son challenger fait du théâtre pour divertir. Car, selon lui, si Awa Niang soutient qu’il fait un transfert d’électeurs, c’est parce qu’elle est une novice en politique. Par ailleurs, accusé d’être un «homme très mystique», Idrissa Diallo précise qu’il n’y pas plus mystique qu’Awa Niang. «Tout Dalifort a peur d’elle. Car, elle n’a affaire qu’au mystique. Lors de la Présidentielle de 2012, Awa Niang s’est habillée en noir durant toute la campagne électorale», a-t-il affirmé. Sacré campagne…
IBRAHIMA KANDE