dimanche 29 juin 2014

Seydina Issa Ndiaye, ancien maire de Yoff: "A Dakar, Pikine et Guédiawaye, il n'y aura qu'un seul vote"

Le premier maire de Yoff (1996) explique le mode de scrutin particulier qui va se dérouler dans les trois communes que sont Dakar, Pikine et Guédiawaye.
"Cette fois la procédure est nouvelle par rapport à 1996 et à 2009. En principe on doit avoir un vote pour la commune et un pour le département. Mais toute loi a une exception. Il se trouve qu’on devait avoir 45 élections départementales pour l’ensemble du pays. Cependant 3 exceptions subsistent que sont les départements de Dakar, Pikine et Guédiawaye. Dans les 42 autres collectivités, il y aura bel et bien élection pour la commune et élection pour le département. 
Ce qui reste à clarifier est que les candidats devraient sensibiliser les populations car les résidents de Dakar, Pikine, et Guédiawaye n’ont pas cette information. Dans ces départements il y’aura un seul vote mais avec deux conséquences : premièrement on choisit les conseillers municipaux de la commune (ancienne commune d’arrondissement au nombre de 19) ; deuxièmement on choisit, par ce même vote, les conseillers qui vont à la Ville de Dakar qui a 100 conseillers municipaux. Ces derniers sont répartis entre les communes (de plein exercice) qui connaissent leurs quotas. Yoff par exemple a 6 conseillers sur 100 (les trois premiers sur la liste majoritaire, et les trois premiers sur la proportionnelle). L’ensemble de ces conseillers, va élire le maire de la Ville de Dakar. 
Dans les 42 autres départements, l’on vote deux fois, une fois pour la commune et une autre pour le département. A Rufisque, en plus des trois communes qui y sont, il y’a aussi Diamniadio, Yenne, Sangalkam, et Sébikotane. Donc le département dépasse de loin le périmètre de la ville. Alors qu’a Dakar, Pikine, et Guédiawaye il y’a coïncidence parfaite entre le périmètre de la ville et du département. C’est la raison pour laquelle il y aura qu’un seul vote dans ces trois localités pour élire les conseillers de la commune et ceux de la Ville".
Ousmane Laye DIOP

AUDIO: Le Préfet de Rufisque parle du matériel électoral

Le préfet de Rufisque Al Hassane Sall affirme que toutes les dispositions sont déjà prises pour un bon déroulement du scrutin ce dimanche. 
Ecoutons ses propos au micro de Moussa Pouye.

samedi 28 juin 2014

AUDIO - Micro trottoir : Les Rufisquois parlent des programmes des candidats

Les Rufisquois ont une opinion partagée des programmes des leaders politiques.
Si certains saluent ces initiatives, d'autres déplorent la non prise en compte de leurs préoccupations et qualifient ces programmes d'inadéquats.


MODIENE NDIAYE DIT ALCA «AND LIGUEY BISCUITERIE» : L’administrateur qui veut administrer sa cité

Plus connu sous le sobriquet d’Alca, Modiène Ndiaye est la tête de liste de la coalition «And liguey Biscuiterie». Des salons douillets de l’administration, le commissaire aux enquêtes économiques de classe exceptionnelle a arpenté l’épineux terrain de la politique. «C’est mon devoir d’œuvrer pour le rayonnement de ma cité», s’est-il justifié. Diplômé de l’Ecole nationale d’administration (Ena) en 1983, Alca a été tour à tour Chef de service du ministère du Commerce, Directeur de cabinet des ministères de l’Intégration économique africaine, de l’Hydraulique, du Commerce, des Forces Armées. Sous le magistère de Wade, l’administrateur sera nommé Directeur général de la Lonase (Loterie Nationale Sénégalaise) de 2004 à 2005. C’est durant cette période qu’il a vécue les moments sombres de sa vie. «J’ai été emprisonné pendant 45 jours. Wade m’avait accusé d’avoir utilisé les Fonds de la Lonase à des fins personnelles. Mais, je serai blanchi par les juges qui avaient décelé des erreurs commises dans la procédure», s’est-il réjoui.
Le membre fondateur du M23 veut mettre son expérience acquise pendant toutes ses années dans l’administration au service de sa Biscuiterie. Loin de faire de la politique politicienne, Modiène Ndiaye se veut cohérent avec les potentialités de sa commune. Pour lui, les défis à relever sont énormes. «Des milliers de jeunes sont dans l’oisiveté. L’insécurité et l’insalubrité règnent en maître. La Biscuiterie n’a aucune bonne infrastructure.» C’est fort de ce constat, qu’Alca a élaboré un programme pour sortir sa commune de l’ornière. De la voirie, en passant par l’éclairage public, l’assainissement, l’approvisionnement en eau des quartiers, jusqu’à la création d’emplois et la sécurisation de la commune, l’administrateur ne veut rien laisser en rade. En synergie avec les «Conseils de quartier», la tête de liste de la coalition «And liguey Biscuiterie» a élaboré une démarche inclusive, dynamique et transparente pour changer la gestion des affaires de sa commune.    
Ibrahima KANDE



AUDIO - Rufisque : Les laveurs de voitures ne croient pas aux discours politiques

En cette période de fin de campagne électorale, les laveurs de voitures à Rufisque  ont toujours du mal à croire aux discours des hommes politiques. Certains relèvent que les politiciens, une fois élus, ignorent tout de leurs mandants, notamment ceux de l'informel.
 Moussa POUYE


Seuls 73 cartes d'électeurs non encore retirées à Keur Massar

« Cette année, sur les 362 cartes reçues, 289 sont déjà récupérées. Il faut également noter que la plupart des cartes qui traînent encore ici sont celles datant depuis 2012 ou 2013 », souligne Serigne Ndioba Bâ, membre de la commission électorale départementale autonome (CEDA). Cette fois, les choses ont un peu changées. À deux jours des municipalités, la distribution des cartes se poursuit mais d'une manière assez douce. L'essentiel, il ne reste que 73 cartes parmi celles confectionnées en 2014, notamment à l'ouverture pour l'inscription, la réinscription et le transfert sur les fichiers des listes électorales en vue des locales.

Le non retrait des cartes d'électeurs devient de plus en plus régulier dans certains secteurs du pays. Heureusement que Keur Massar a fait un effort sur ce domaine. Sur cette question, un homme la soixantaine remplie indexe les partis politiques. Selon M. Bâ, « les partis politiques sont normalement sensés sensibiliser les électeurs. D'ailleurs, ce sont eux mêmes qui ont surtout besoin de ces derniers ». Les propriétaires ne diront pas que l'accès est difficile. Les retraits se font tous les jours sauf le lundi, de 08heures à 14heures. Pour Mbaye Ndiaye, président de commission, « nous sommes toujours là. D'ailleurs, tant qu'il y a par exemple une longue file d'attente, nous sommes tenus de ne pas arrêter. Dommage que ce n'est pas le cas parce qu'ici les gens ne viennent en masse ».

Parmi les 73 cartes d'électeurs qui traînent toujours à la mairie de ladite localité, il faut préciser que plus de deux cent autres cartes confectionnées depuis soit 2012 ou 2013 y sont encore en souffrance. À en croire un de ces distributeurs, « demain dès notre descente à 17 heures, on fera notre rapport avant de les rendre ». Les citoyens retardataires peuvent néanmoins s'approcher de la préfecture pour espérer en récupérer.

 Jean Pierre SAMBOU

vendredi 27 juin 2014

Locales 2014 : Zahra Iyane Thiam scrute le salut de Sicap-Liberté



Lors d’une conférence de presse organisée dans son fief, à Sicap-Liberté 2, Zahra Iyane Thiam a étalé son programme devant ses partisans. La secrétaire générale de l’Union pour le développement du Sénégal/Innovation (UDS) a donné la priorité aux jeunes et aux femmes.
Si la majeure partie des candidats ont démarré leur campagne électorale  le 14 juin, il en est autrement pour la candidate l’Union pour le développement du Sénégal/Innovation (UDS). Zahra Iyane Thiam a attendu une semaine avant les élections (samedi 21) pour présenter  son programme à la presse, à Sicap-Liberté.
« Nous avons jugé pertinent que toute action politique devrait, au niveau où nous sommes, innover pour le mieux-être des populations sénégalaises. C’est pourquoi, nous avons établi un programme axé autour d’actions prioritaires qui concernent notamment les jeunes, les femmes et le secteur de l’artisanat. C’est un programme qui est fait par et pour les Sicapois », a déclaré Zahra Iyane Thiam.
« En ce qui concerne l’emploi des jeunes, la mairie doit avoir une politique volontariste pour sa jeunesse. Pour le moment, on a l’impression qu’au niveau de notre localité, les autorités ont adopté, jusqu’ici, une démarche hasardeuse. Or si nous voulons régler le problème de l’emploi qui demeure crucial au niveau du Sénégal, il faut que ce problème soit pris en charge au niveau local. Donc nous envisageons de  mettre en pratique une politique efficace. Pour cela, il faut nécessairement  un service dédié à l’emploi au niveau de la commune. Il se chargera de conseiller, d’accompagner, d’assister les jeunes vers l’employabilité » a-t-elle ajouté.
Zahra Iyane Thiam précise : « On va établir le bilan des compétences. Parce qu’il ne s’agira pas de trouver un emploi pour tout le monde. Il faut, d’abord, faire l’état des lieux sur les  compétences, au niveau de nos jeunes. Ce travail va permettre d’avoir les statistiques sur leur savoir-faire. A partir de là, nous allons signer des conventions de partenariat avec les entreprises qui se trouvent dans la commune. Parce qu’il ne sert à rien d’avoir des entreprises qui sont basées à Sicap et que la jeunesse n’en tire pas profit ».
La secrétaire générale de l’UDS compte promouvoir le leadership féminin pour accélérer le processus de développement de sa localité. « Il faut que l’entreprenariat féminin ne soit plus uniquement confiné dans un petit espace où on a, à peine, des revenus de subsistance. Il faut aller à la conquête d’autres marchés. Que ce soit dans la sous-région ou dans d’autres zones. Déjà, il y a un potentiel, au niveau de Sicap, qu’il faudra valoriser. Maintenant, nous allons voir  avec les structures la façon dont on va mettre en œuvre ce programme » a-t-elle préconisé.
« Cela passera certainement par la coopération décentralisée. Puisque jusqu’à nos jours la Sicap n’est jumelée à aucune autre commune. On a l’impression que les dirigeants sortants ne connaissent pas la coopération décentralisée. Or, aujourd’hui, nous sommes dans un monde de lobbying et de réseautage où il difficile d’arriver au développement avec le peu de budget que possèdent les communes. Même si on sort des communes d’arrondissement pour aller vers des communes de pleins exercices, l’acte III de la décentralisation ne prévoit pas les moyens et les ressources nécessaires pour mettre en œuvre les politiques locales » a-t-elle regretté.
Zahra Iyane Thiam promet également de s’attaquer aux problèmes de sécurité, de santé et d’insalubrité qui gangrènent sa localité. Pour atteindre son objectif et accéder à la tête de la mairie, elle a mis en place un budget de 3 millions pour mener sa campagne électorale.